XVIe / 1510 / Castifao – Ancien Couvent Saint-François de Caccia
Castifao - Ancien Couvent Saint-François de Caccia (sept. 2022). Photos © François Fiette.
Coordonnées GPS : Altitude (données GPS) : ± 493 m.
42.496838, 9.116354 ou 42°29'48.6"N 9°06'58.9"E
Adresse : D47, 20218 Castifao. Inscrit/Classé Monument Historique : Oui.
Le site
Restez à l’écart du fronton qui risque de s’effondrer. Le péril existe bel et bien et la route passant devant l’édifice est interdite à la circulation jusqu’à la fin des travaux de sécurisation, en 2025 ! La porte principale est cadenassée car l’intérieur, dangereux du fait de chutes de pierres éventuelles, est interdit (en 2023).
Le stationnement est possible à cinquante mètres de l’ancien couvent, sur une plateforme agrémentée d’une table d’orientation décrivant le panorama sur les monts et vallées de l’Asco.
Un peu d’histoire
Le couvent, bâtisse imposante, se situe au col de Moltifao à 493 mètres d’altitude.
Ce n’est au début qu’un bâtiment en bois. Presque entièrement détruit en 1553 par les Génois, il est reconstruit en 1569. Les fidèles s’y pressent car il abrite des reliques de deux Saints. Il est alors décidé la construction d’une deuxième église en 1750 afin de les accueillir décemment.
En avril 1755, Pascal Paoli de retour de son exil à Naples convoque en ce couvent la « Cunsulte de Caccia », une réunion dont émerge les bases de la future Constitution de la Corse Indépendante ratifiée en novembre de la même année à Corte.
Les troupes françaises l’utilisent ensuite pour le logement des militaires du Régiment Provincial de Corse. Une sombre période durant laquelle, dans les caves du couvent, les tortures de la Question sont pratiquées.
En 1782, une voûte s’abat sur de nombreuses victimes. Puis, lors de la Révolution française, le couvent est pillé et ses biens vendus aux enchères.
En 1824, il devient cimetière municipal. Les derniers moines résidants quittent les lieux en 1905.
Le fronton de l’église est restauré en 1994. Malheureusement il est toujours dangereux, menace de s’effondrer et pose désormais un problème de sécurité publique.
L’intérieur est ruiné et la végétation commence à l’envahir. L’ambiance qui y règne est particulière. En effet, des tombes occupent des chapelles latérales de l’édifice et d’autres sont disposées à même le sol de l’ancien couvent. Son plafond laisse voir le ciel à plusieurs endroits.
Rappelons que les visites de l’intérieur de l’ancien couvent sont interdites pour le moment.
Une association s’attache à l’entretien de l’ensemble depuis plusieurs années et les édiles essayent de trouver les fonds nécessaires à la réfection du fronton (plus d’un million d’Euros). Un toit en zinc rappelant les lauzes doit être posé afin que sa charpente vienne s’adosser au fronton redressé et ainsi le consolider définitivement.