XIXe / 1884 / Bonifacio – Citadelle – Tombeau Quilici
Bonifacio - Cimetière marin – Tombeau Quilici (juin 2023). Photos © François Fiette.
Coordonnées GPS : Altitude (données GPS) : ± 55 m.
41.386506, 9.150674 ou 41°23'11.4"N 9°09'02.4"E
Adresse : Cimetière marin de la Citadelle, Quartier Saint-François, 20169 Bonifacio. Inscrit/Classé Monument Historique : Oui, en 2021.
Le site
Le site est implanté près de la porte sud du cimetière marin Saint-François de la citadelle de Bonifacio, un des plus beaux cimetières de France aménagé en 1823 sur les terres du couvent Saint-François. Il a été agrandi en 1854 après une épidémie de choléra. Dès 1866, les riches familles bonifaciennes y firent construire des tombeaux monumentaux à leur gloire, tous différents les uns des autres. Le granit fut alors préféré au calcaire local. Un monument aux morts imposant est installé au centre de ce cimetière en l’honneur des soldats tombés lors de la guerre de Crimée de 1853 et celle des années 1870. C’est le seul de Corse couvrant cette période. Les confréries se regroupent autour le jour des défunts, le 2 novembre, pour célébrer les morts inhumés ici puis elles circulent dans les allées en chantant des chants religieux.
Les parkings P5 et du Gouvernail sont proches. Pour les autres solutions, voir en supra, si besoin, « Le stationnement à Bonifacio ».
Un peu d’histoire
L’architecte Pierre Manguin et le sculpteur Gabriel Vital-Dubray ont érigé ici en 1884 un tombeau entièrement en marbre de Carrare, particulièrement travaillé. Il s’agit d’un édifice à plan carré reposant sur une crypte. Un toit de type pyramidal couronne le tout. Bas-reliefs, inscriptions et pleureuses sculptées embellissent l’ensemble tout en soulignant son caractère sépultural. Plusieurs mois de travail ont été nécessaires à l’édification de ce monument. Les éléments ont transité par bateau et ont ensuite été hissé jusqu’à la pointe de la citadelle en coulissant sur des rondins de bois à la force d’ânes.
Ce monument est à rapprocher de celui de la chapelle Moiana située à Auteuil. Leurs caractéristiques artistiques sont comparables. Le thème des pleureuses est présent dans plusieurs monuments funéraires à l’époque, tels celui d'Étienne Salavage de Faverolles situé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Le sculpteur parisien Gabriel Vital-Dubray (1813-1892) a réalisé la statue du cardinal Fesch à Ajaccio et celle de Sampiero Corso à Bastelica, toutes deux citées sur ce site. Pierre Manguin (1815-1869) a conçu l'hôtel de la Païva à Paris, avenue des Champs-Élysées.